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Florence Lallemand, l’art de transformer les objets… et les trajectoires

  • il y a 1 jour
  • 4 min de lecture

Quitter une carrière dans le paramédical pour se consacrer à l’artisanat n’est pas une décision anodine. Pourtant, pour Florence Lallemand, cette évolution s’est imposée presque naturellement. Guidée par une créativité présente depuis toujours et par le désir de construire un projet qui lui ressemble, elle développe aujourd’hui un univers singulier où les objets anciens trouvent une seconde vie.

À travers Tchiniss & Canistias, Florence construit pas à pas une activité artisanale inspirée par l’ésotérisme, le symbolisme et l’art gothique, tout en assumant pleinement les réalités de l’entrepreneuriat.



Quand la créativité finit par s’imposer

Avant de devenir entrepreneure, Florence travaillait comme ergothérapeute. Un métier profondément humain, centré sur l’accompagnement et la relation d’aide. Mais à côté de cette activité, une autre dimension prenait de plus en plus de place.

« Même si j’aimais profondément la relation d’aide, j’ai toujours eu une fibre créative très forte. »

Bricoler, transformer des meubles, créer des objets pour elle-même ou pour ses proches, ces gestes faisaient déjà partie de son quotidien. Avec le temps, ce besoin de créer devient difficile à ignorer.

Florence commence alors à imaginer un univers artistique très personnel, nourri par ses inspirations.

« J’ai développé un univers très inspiré par la sorcellerie, le tarot et l’ésotérisme, l’art gothique et victorien, mais aussi par la récupération et la transformation d’objets anciens. »

La transition vers l’entrepreneuriat ne se fait pas brutalement. Elle commence par une année en indépendante complémentaire sous statut tremplin, avant de décider de se consacrer pleinement à son activité.


Une vocation qui se construit pas à pas

Contrairement à l’image du “moment déclic”, Florence parle plutôt d’une évolution progressive.

« Au départ, il n’y a pas eu de grand déclic, plutôt une accumulation de signaux. ».

Créer avec ses mains, travailler à son rythme et développer un projet personnel deviennent progressivement des évidences. Les premiers retours du public jouent également un rôle clé. Les ventes, les rencontres sur les marchés artisanaux et l’intérêt pour son univers confirment qu’il existe une place pour ce type de création.

Le statut tremplin devient alors un véritable laboratoire entrepreneurial. « Cela m’a permis de tester, structurer et professionnaliser le projet. »


Donner une seconde vie aux objets

Aujourd’hui, Florence développe un univers artisanal très identifiable. Son travail consiste à transformer des meubles et objets anciens en pièces uniques inspirées de la sorcellerie, du symbolisme et de l’esthétique gothique. Autels, objets rituels, décorations ou meubles chinés deviennent les supports d’une nouvelle histoire.« J’aime donner une seconde vie à des meubles ou objets anciens. »

Cette démarche d’upcycling occupe une place centrale dans son travail. Mais l’activité ne s’arrête pas là. Florence propose également des guidances avec le tarot de Marseille, participe à des marchés artisanaux et envisage de développer davantage d’ateliers créatifs.

Son travail s’adresse principalement à des personnes sensibles à l’ésotérisme, à la sorcellerie moderne et au symbolisme, mais aussi à celles et ceux qui recherchent des objets singuliers, à contre-courant de la production de masse avec un public est majoritairement féminin, souvent déjà engagé dans une pratique spirituelle ou créative, et particulièrement attaché à l’artisanat, à l’authenticité et aux pièces uniques.


Apprendre l’entrepreneuriat dans la réalité

Comme pour beaucoup de créateurs, la dimension entrepreneuriale représente un défi en soi.

Florence découvre Azimut Entreprendre lors d’une séance d’information sur l’entrepreneuriat au féminin organisée par l’IFAPME. Elle décide alors de s’y faire accompagner pour structurer son projet, aux côtés de Perrine, sa conseillère. Cet accompagnement agit comme un révélateur.

« Cela m’a obligée à sortir d’une vision un peu idéalisée de l’entrepreneuriat. »

Fixer ses prix, comprendre la réalité financière d’une activité indépendante ou se projeter économiquement sont autant d’étapes nécessaires. « Accepter de regarder la réalité économique de mon projet en face a été un apprentissage important. ».


Le moment où la légitimité s’affirme

Parmi les étapes marquantes de son parcours, Florence évoque sa présentation devant le comité d’experts.

L’exercice est court, cinq minutes seulement, mais chargé d’enjeu. Elle s’y présente avec une certaine appréhension, consciente du caractère atypique de son univers. La réaction du comité la surprend.

« L’accueil a été super positif! ». Les experts saluent la cohérence et le sérieux du projet. Pour Florence, ce moment agit comme un déclic intérieur. « Cela m’a permis de me sentir légitime et de réaliser que mon travail avait sa place. »


Fierté et défis du quotidien

L’entrepreneuriat apporte aussi son lot d’incertitudes. « Accepter l’irrégularité des revenus a été difficile au début. ». Passer d’un salaire fixe à une activité indépendante demande un véritable changement de perspective. Pourtant, Florence mesure aujourd’hui le chemin parcouru. La progression de son projet reste sa plus grande fierté. « Quand je regarde mes premiers stands, je les trouve sincères et enthousiastes, mais très amateurs. ».

Depuis, elle a professionnalisé sa présentation, développé son site internet, créé une newsletter et structuré sa communication sur les réseaux sociaux. « Tout cela s’est fait pas à pas. »


Entreprendre, mais pas seule

Si Florence devait partager un conseil avec quelqu’un qui souhaite se lancer, il serait simple : ne pas entreprendre seul.

« Se faire accompagner est essentiel, l’entrepreneuriat ne s’improvise pas. Il nécessite à la fois des compétences, une vision et un cadre. Être accompagné permet d’éviter beaucoup d’erreurs et de gagner un temps précieux. »

Un projet qui continue de se construire

Pour les années à venir, Florence imagine une activité plus stable et encore mieux structurée. À plus long terme, elle rêve d’un lieu réunissant atelier et boutique. Un espace où elle pourrait présenter ses créations, accueillir ses client·es et organiser des ateliers autour de la transformation d’objets.

Une manière de prolonger ce qui fait déjà l’essence de son projet : transformer, réinventer et redonner une histoire à ce qui semblait oublié.


Où retrouver Florence

Florence développe son univers artisanal sous le nom Tchiniss & Canistias.

Ses créations et son actualité peuvent être suivies en ligne :


Elle y partage également régulièrement ses nouvelles créations et les dates de ses présences sur les marchés artisanaux en Belgique et en France.

 
 
 

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