Zoom sur Gabriel De Nizza : Détecteur de besoins des clients

Dernière mise à jour : 15 févr.

« Un client n’a pas qu’un seul besoin. Mais il va s’adresser à vous pour répondre à l’un de ses besoins. Nous, nous prenons notre pied à écouter le client et à intégrer le contexte général de son problème. Ainsi, nous pouvons proposer des solutions originales, globales reposant sur le principe du « et si on faisait d’une pierre deux coups ? »

Rentrons donc dans le vif du sujet et partons à la rencontre de Gabriel De Nizza, fondateur de Consolving, créateur de ScoreGuard, mais surtout un véritable Entrepreneur / Slasheur / Marketeer / Business Developper / Un homme entier et intègre.


© Vincent Foret / SOFAM, 2019 — www.vincentforet.photography


Gabriel, comment a démarré cette carrière d’indépendant?

A la sortie des études, j’étais un grand amateur de rock. J’ai donc voulu lancer une association pour faire la promotion de groupes de musique et de cette culture rock en général. Je me suis confronté pour la première fois au monde des indépendants, et qui plus est, des artistes, dans un secteur où l’argent ne court pas les rues. Le projet n’a pas été viable mais la démarche entrepreneuriale m’a plu.

Pourtant, les exigences de la vie m’ont fait rentrer dans un groupe pharmaceutique. Je ne le cache pas, c’était principalement pour l’argent. Mais plus le temps filait, plus je me sentais horriblement coincé par rapport à ma vie en général, mais surtout ma vie privée. Au début je me disais : « Vu ce qu’il faut payer, je ne peux pas quitter mon job ». Mais finalement, tout a explosé… Job, famille, la totale.

J’ai changé d’orientation et ai acheté des parts dans une société d’infogérance. Malheureusement, ma vision et celle de mon associé ont très vite divergé. La collaboration n’était plus possible. Alors j’ai repris mes billes et quitté le bateau. Sauf que mon incertitude était toujours là… Bref, la descente aux enfers et tandis que j’admirais les self-made men, comme mon parrain qui avait un entreprise florissante, je me demandais si j’étais « fait pour ça ».


Un pas en arrière, trois pas en avant

En 2012, je rentre chez Azimut pour tester du conseil en Marketing via le prêt du numéro d’entreprise de la coopérative. Le projet décolle, je me rends compte que je peux m’en sortir et je reprends confiance en moi. Au bout de quelques mois de test, cette envie était revenue, mais je n’avais toujours pas de projet fixe. C’est plus l’envie d’être à l’affut du marché et des opportunités qui me plaisait, que le conseil en lui-même.

Le temps passe et je continue à développer ma clientèle tout en créant en 2013 la société Consolving. Seul au départ, nous sommes aujourd’hui une équipe de 6 personnes actives dans le développement informatique, les conseils stratégiques aux entreprises, la formation en réalité virtuelle et les actions marketing diverses. Nous travaillons chaque jour dans des domaines parfois très différents et c’est justement ça qui me permet d’y prendre un plaisir fou tant c’est motivant et inspirant.


Quel est ton regard sur le rôle de l’indépendant de demain?

Pour moi, ce rôle sera de plus en plus important, mais au-delà du rôle, il s’agira d’un fonctionnement en étoile.

Une manière de travailler dans laquelle tes services s’intègreront à ceux d’autres indépendants pour faciliter la vie du client et surtout l’aider sur l’ensemble de ses problématiques.

Au cours des dix dernières années, je me rends compte que je suis toujours resté à l’affût des besoins d’un client. Mon premier réflexe est toujours le même : « suis-je capable de répondre à ce besoin ? Et si non, qui, dans mon réseau, peut proposer une solution ? ». C’est ce qui nous a permis de faire grandir la société et de construire une relation de confiance avec nos clients et nos partenaires.


My company score : Le Trivago du service

Dans cette logique, nous avons développé une solution, Scoreguard, un bureau virtuel dédié aux gestionnaires d’équipe mobile afin de gérer le travail des équipes mais également de mesurer la satisfaction du client.

En effet, notre nouvelle solution B2B s’appuie sur la qualité des services, la quantifie et en fait un argument commercial indiscutable pour vendre ses équipes à un prix vraiment rentable ! Ce que nous mettons en place, c’est le Trivago du service en évitant tout en évitant les pièges du boosting et du poisoning.

Cette solution destinée à mettre une métrique derrière la qualité de service est aujourd’hui nécessaire car les comportements d’achats ont évolué dans cette direction et on doit être en mesure d’y répondre, même en tant qu’indépendant.


Quelle a été ta meilleure décision professionnelle?

Il y en deux : la première a été de miser sur l’automatisation de ce qui peut l’être afin de réduire le temps passé sur des tâches à faible valeur ajoutée. La seconde, décider de faire confiance aux collaborateurs et aux partenaires.